The WellNest x FreeTheBoobies : Le no-bra đź‘™đź–•

Salut les nénés,

Aujourd’hui, it’s all about you ! The WellNest s’est associĂ© Ă  FreetheBoobies(eh oui, ça existe, et c’est trop cool), un site consacrĂ© Ă  la mise en valeur du sein et Ă  sa prise d’indĂ©pendance de ces cages que nous nous imposons trop souvent pour les mauvaises raisons.
Beaucoup de mythes persistent autour du port du soutien-gorge et du nĂ©nĂ© en gĂ©nĂ©ral, et cet article a pour but de dĂ©mystifier pas mal des idĂ©es reçues qui circulent depuis trop longtemps Ă  propos du soutif et de sa rĂ©elle utilitĂ© (Ă  moins qu’il n’en ait…aucune ?)

Sans plus atteindre, plongeons donc dans l’univers passionnant du dĂ©colletĂ© et des meilleures manières d’en prendre soin au naturel :

Les seins ne risquent-ils pas de pendre plus vite s’ils ne sont pas soutenus ?

Porter rĂ©gulièrement des soutien-gorges, c’est leur dĂ©lĂ©guer une grande partie du poids des seins, qui n’ont ainsi plus la nĂ©cessitĂ© de se maintenir par eux-mĂŞmes. Ă€ son tour, il exerce une pression sur les Ă©paules via les bretelles, ce qui modifie l’équilibre des forces et peut occasionner des problèmes de santĂ©. Du coup, les seins deviennent « fainĂ©ants » et n’assurent plus l’obligation de rester en forme.

Les ligaments de Cooper, c’est un rĂ©seau de ligaments très fins organisĂ©s en « filet de suspension », qui reprĂ©sente naturellement le principal moyen de maintien de la poitrine. Ils jouent un rĂ´le important quant Ă  la forme du sein. En portant trop de soutifs, ces ligaments s’étiolent et le relâchement de la poitrine s’accĂ©lère.

Le SG est une prothèse utilisée hors de tout diagnostic médical et cela passe au dessus de la tête de presque tout le monde. Si on se comportait de la même façon avec des prothèses de genou, les lunettes ou des semelles orthopédiques, etc, on aurait de très gros problèmes.

Avec une taille de SG inadaptée, ce qui est le cas chez la majorité des femmes, les seins sont souvent comprimés. La nuance, c’est que de base la poitrine n’a pas besoin de correction même si elle s’affaisse. Clairement, les seins ne tombent pas plus vite sans SG.

À voir : les conférences du docteur Jean-Denis Rouillon à ce propos.

« Une observation que j’ai faite, c’est que dans les tribus oĂą les femmes se baladent seins Ă  l’air, ils pendent quand mĂŞme super fort. Je vois rarement une photo d’une nana avec des seins super rebondis… Du coup j’ai tendance Ă  en dĂ©duire que c’est car ils sont pas soutenus… Â»

En cherchant un peu on trouve aussi des femmes avec de belles poitrines. Pour ĂŞtre un peu piquant, je dirais que le mythe du sauvage qui ne prend pas soin de lui a encore la vie dure. On trouve souvent ce qu’on a envie de voir. Les mĂ©dias aiment bien nous montrer des poitrines usĂ©es et pendantes, sans rien expliquer du pourquoi du comment. Le bandage des seins pour les allonger est une pratique courante dans certaines ethnies africaines, afin de nourrir l’enfant portĂ© dans le dos. D’autres pratiquent mĂŞme le « repassage des seins », coutume des plus horribles ! L’environnement (soleil) et l’alimentation (carences) joue un rĂ´le important dans la tenue des seins, ainsi que le nombre de grossesses, et la gĂ©nĂ©tique.

Pour en savoir plus sur l’argument des tribus indigènes, je vous invite Ă  consulter mon article dans la partie « argument des tribus indigènes ».

Sous une approche psychologique, je crois que l’on essaie désespérément encore aujourd’hui de justifier l’usage des soutien-gorges, car c’est une norme culturelle chez nous, dont on a bien du mal à se défaire. La réalité, c’est qu’on a la chance de pouvoir manger des légumes, boire de l’eau à volonté, utiliser toutes les crèmes hydratantes que l’on veut (et les fabriquer nous-même), profiter d’un climat tempéré, etc. Je crois qu’on ne réalise pas bien la chance que nous avons ici !

Paradoxalement, on préfère se gâcher la santé avec le tabac, la junk food, le sucre, les soutien-gorges push-up, etc plutôt que de revenir à une logique de pleine santé. Il y a aussi beaucoup de seins abîmés et/ou tombants par chez nous, mais on préfère s’inquiéter de femmes seins nus qui n’ont rien à cacher, que de l’accepter comme une réalité. Ce n’est pas pour rien si le modèle des seins formatés des magazines est contesté : on ne montre pas la diversité des seins, et encore moins les dégâts d’une coutume locale que l’on appelle le porte-sein. Avec une mauvaise hygiène de vie tout peut aller très vite, ou plus doucement suivant la loterie de la génétique. Mais dans tous les cas c’est en prenant soin de soi que l’on se préserve longtemps.

Les seins tombants des tribus torse-nues nous ramènent à nos angoisses, c’est compréhensible, mais il faut faire la part des choses. Il y a tout un mode de vie derrière.

Comment appliquer le no-bra Ă  une poitrine opulente ?

Le principe de base est le même pour les poitrines opulentes que pour les menues. On remet simplement la poitrine dans son état naturel, non portée par un accessoire, ce qui lui permet de re-fonctionner normalement. Tout ira mieux à partir de là.

Comme je l’explique dans mon guide sur le no-bra, le problème des gros seins, c’est que justement, ils pèsent lourd, et forcément la mécanique de la réadaptation prend davantage de temps. Le maître-mot c’est d’accepter de prendre son temps, les résultats ne sont pas immédiats.

Je détaille toute la méthodologie au sein de mon guide (sans mauvais jeu de mots) !

Connais-tu des exercices en particulier pour une poitrine ferme ?

Alors dĂ©jĂ , cassons le mythe « faites des exercices des pecs’ pour raffermir la poitrine ». Le renforcement des pectoraux, c’est bien pour les pectoraux, pour l’allure et pour la santĂ©, mais parfaitement inutile pour les seins. Anatomiquement parlant, la poitrine est simplement attachĂ©e aux pectoraux. Avoir les pectoraux solides ne changera pas la nature du sein.

Les bains d’eau froide raffermissent la chair. La baignade rĂ©gulière dans un lac, une rivière, Ă  la mer, ou en dernier recours Ă  la piscine sont indiquĂ©es. On peut mĂŞme pratiquer en hiver, Ă  chacune de voir si elle souhaite tenter l’expĂ©rience, c’est louable ! Pour info, Wim Hof, surnommĂ© « Ice Man » a permis de faire avancer un peu plus la recherche sur les bienfaits des bains froids sur la santĂ© et l’immunitĂ©. Le froid stimule la tonicitĂ© des seins, c’est aussi pour cela qu’ils sont plus fermes sans soutien-gorge, car leur tempĂ©rature diminue.

Le massage quasi-quotidien des seins est la base que toutes les femmes devraient pratiquer en routine, que se soit en auto-massage ou fait par leur partenaire. Le massage drainant, c’est-Ă -dire  appliquĂ© surtout en surface, permet Ă  la lymphe et au sang de bien circuler et Ă©loigne le risque de kystes. Quelques minutes suffisent. On peut pratiquer Ă  sec ou avec une huile. Dans ce cas on peut opter pour la cĂ©lèbre huile de Bellis, ou le macĂ©rat de pâquerettes, Ă  rĂ©aliser soi-mĂŞme tellement c’est facile ! Effet drainant garanti ! Il y a aussi de bonnes choses du cĂ´tĂ© des huiles essentielles diluĂ©es dans des huiles vĂ©gĂ©tales.

L’exercice de base est le nobra, à pratiquer à volonté. Certains sports doux pour la poitrine peuvent se pratiquer sans brassière : marche, escalade, gymnastique… et stimulent sans risque d’abîmer les seins.

Connais-tu des astuces pour celles qui aiment le no-bra mais pas spécialement leur poitrine ? Des espèces de cache, peut-être ?

Je ne vois pas vraiment d’astuce. Apprendre à s’aimer est l’unique condition pour s’accepter je crois, et c’est un long chemin pour certaines femmes complexées.

Ah si, il y a les cache-tétons, mais c’est selon moi vraiment une aide sporadique de transition, ou histoire d’échapper au commentaire pourri d’un collègue à la langue pendue.
Quand on y réfléchit, il y a un côté assez ridicule à se mettre des caches-tétons… et témoigne des peurs et des jugements que portent beaucoup de femmes sur elles-mêmes. Je ne les condamne pas, c’est juste dommage pour elles si d’ordinaire elles utilisent ce genre d’artifices et n’osent pas aller jusqu’au bout de la logique. C’est faire le travail à moitié en quelque sorte, se censurer, en attendant que la société toute entière soit d’accord avec les seins libres (nobra), ce qui n’est pas pour demain, car il y aura toujours des oppositions.
Il faut apprendre à vivre avec, vivre pour soi, c’est tout.

Comment éviter la gène/les regards indiscrets liés au fait que nos tétons soient visibles à travers nos vêtements, surtout dans un cadre officiel/professionnel ?

L’entreprise est très/trop souvent un lieu d’oppression, ou la logique d’entreprise prime sur le libre arbitre. La subordination en particulier nous dispose dans une posture d’infériorité, on se sent obligé d’obéir et les habits peuvent être contraignants pour les femmes (talons, chemisier…) comme pour les hommes (costume cravate façon pingouin), ce que je déplore bien entendu, et auquel je n’adhère pas.

Je parle des alternatives discrètes aux soutien-gorges ici. On trouve souvent une solution, ou au moins un compromis confortable.

Dans quelle mesure est-ce que du no-bra « Ă  mi-temps Â» a des effets positifs ? C’est Ă  dire, no-bra en rentrant du boulot et le weekend, par exemple.

Tout simplement parce que tant que la poitrine est libre, elle reprend ses droits. Chaque heure sans SG représente de la contrainte en moins pour les seins. Donc le sang et la lymphe qui peuvent circuler librement, ce sont des problèmes en moins. Moins de contraintes, c’est aussi moins de stress. Ces temps morts sont un moment de respiration, une nécessite vitale.

En thĂ©orie, et pour schĂ©matiser, les dangers des soutien-gorges suivent une courbe exponentielle en fonction de la durĂ©e d’utilisation. De mĂ©moire, il existerait un seuil thĂ©orique de 12h/j au-delĂ  duquel le port du soutien-gorge devient significativement dangereux, en particulier sur le risque du cancer du sein qui dĂ©colle littĂ©ralement. Le problème, c’est qu’entre le dĂ©part au travail et le retour, on arrive vite aux 12h. Le nobra Ă  mi-temps est très bon puisqu’il Ă©vite de rentrer en « zone rouge », encore plus grâce aux weekends qui contrebalancent la semaine.

Quand on atteint les quasi 24h/24 chez certaines femmes qui ne l’enlèvent que pour la douche, le rĂ©sultat est catastrophique, on cumule tous les dangers : seins qui tombent, vergetures, kystes, dĂ©formation des chairs, etc. En revanche avec un profil Ă  6h/j en semaine et nobra le weekend, soutien-gorge non compressif, on a peu de chance de dĂ©velopper des problèmes sĂ©rieux, mĂŞme si on ressent de l’inconfort.

Et il faut encore parler de l’inconfort, car le seuil d’inconfort varie beaucoup d’une femme Ă  l’autre. C’est un point qui n’est pas facile Ă  interprĂ©ter. Il semblerait que, paradoxalement, les femmes ayant le moins d’inconfort Ă  porter des SG compressifs soient les plus exposĂ©es Ă  des complications sĂ©vères sur le long terme (cancers notamment), c’est-Ă -dire que leur corps ne donne pas l’alerte et elles ne perçoivent donc pas le danger de se saucissonner de la sorte ! Le seuil d’alerte arrive tardivement, avec des kystes et une poitrine dure, gonflĂ©e, douloureuse. Ce n’est pas forcĂ©ment que ces femmes ne s’écoutent pas, il est possible que le corps atteint de « mutisme » n’ait pas donnĂ© l’alerte… ou que les signaux faibles soient passĂ©s inaperçus. Complexe tout ça…

Bien heureuses les femmes sensibles qui rejettent tout Ă©lastique contre leur poitrine ? Probablement oui si on suit cette logique. Ressentir de l’inconfort est une alerte bienvenue, il faut savoir l’écouter. Quant Ă  celles qui ne ressentent rien de spĂ©cial, on ne peut pas affirmer ou Ă©carter un danger particulier, mais je leur recommande de se mĂ©fier par prĂ©caution et de « se forcer » Ă  ne pas en porter Ă  la maison. C’est un rĂ©flexe santĂ©.

Si tu veux en savoir plus, je t’encourage Ă  lire le livre de Sydney Ross Singer et Soma Grismayer : le soutien-gorge et le cancer du sein, une lingerie de sĂ©duction dangereuse. Ils parlent justement de ces aspects importants.

Que peux-tu nous dire à propos de l’évolution des mentalités à propos du no-bra ?

Je te répondrai d’un point de vue essentiellement masculin. Déjà d’emblée, je crois que les hommes sont bien plus tolérants sur le nobra que les femmes. Les critiques viennent surtout des femmes, par jalousie de liberté, par conformisme social, pour tenter de nuire (surtout en entreprise, monde de l’intrigue par excellence) ou juste par bêtise.

Les hommes réagissent différemment, car évidement ils aiment les seins, en particulier dans une société mammophile, ils seront donc moins enclins à la critique. Une raison un peu oubliée à tort, tient au fait que les hommes ont naturellement une plus grande facilité à la transgression des normes que les femmes. Le nobra est donc potentiellement davantage valorisé par de nombreux hommes. Par ailleurs, une femme en nobra peut faire fantasmer par son côté libre, certains hommes adorent, et ce n’est pas forcément le côté sexy qui est le plus important, mais cet esprit d’affranchissement.

Il est difficile de faire le portrait d’une société toute entière, surtout la notre qui évolue très vite, multiculturelle, avec des différences importantes entre les individus. Globalement oui je crois que le nobra est de mieux en mieux accepté. Tu trouveras toujours des gens pour critiquer, mais ceux-là, j’ai envie de dire, on s’en fout, il n’y a rien à faire pour eux/elles. Depuis 2014, au lancement du blog, les choses ont beaucoup évolué, on en parle beaucoup sur les réseaux sociaux et les blogs, ça devient même presque totalement surfait ! Mais pour moi ce qui compte, c’est le factuel, ce sont les actes. Il y a une différence entre les femmes qui sont OK avec le nobra des autres, et les femmes qui le pratiquent. Une question d’implication et d’identification à la notion même des seins libres.

On se pose sur un banc dans la rue et on observe. Il suffit de voir le nombre de femmes qui pratiquent le nobra, surtout en été, dans les grandes villes. C’est encourageant !

Mais je crois que l’on assiste aussi Ă  de grands paradoxes. D’un cĂ´tĂ© il y a de moins en moins de topless fĂ©minin sur les plages françaises, pour plein de raisons, de l’autre une progression significative du nobra chez les jeunes femmes. Le confinement a confirmĂ© cette progression Ă  l’abri des regards, et j’aborde ce sujet ici.

J’en revient à mon article topless et braless sont deux pratiques qui ne disent pas la même chose. Ce n’est pas forcément le même public.

Les seins sont reliĂ©s Ă  une notion de sexualitĂ©, ce qui pour moi a une origine biologique (psychologie Ă©volutionniste). Les seins sont Ă  la fois sexuels, maternels, rĂ©confortants, allaitants, organes sensoriels, mais aussi reliĂ©s au chakra du cĹ“ur et aux mĂ©ridiens d’énergies. Ce sera le thème d’un prochain article d’ailleurs. 

Le problème c’est que les individus h/f ont été façonnés par la publicité et la société marchande, au point où seule la dimension sexuelle du sein est prise en compte par certain(e)s. Le porno est aussi passé par là pour détruire les cerveaux… Nous vivons dans ce que j’appelle une société mammophile contrariée : plus on en a de boobs le virtuel, moins on en a dans le réel.

Les femmes ont le droit de ne pas porter de soutien-gorge si elles se sentent mieux sans. Aucune loi ne punit encore une femme sans soutif de 135€ d’amende. Pour les adolescentes, porter un soutien-gorge est une injonction difficilement opposable ; pression au collège, le regard des autres, les critiques, la mère qui oblige sa fille Ă  en porter, le besoin d’intĂ©gration, etc, c’est difficile de faire sans. Mais lorsqu’on est adulte, par dĂ©finition on devient mature et maĂ®tre de ses choix. En 2020, ce qui est regrettable, c’est de voir que peu de femmes osent se libĂ©rer, sous prĂ©texte de « c’est la faute de la sociĂ©tĂ© ». Je n’adhère pas du tout Ă  cet argument. La sociĂ©tĂ© nous formate oui, mais lorsqu’on est adulte, on se prend en main et on la change en se changeant soi-mĂŞme. On ne peut pas tout lui mettre sur le dos. Ă€ l’heure d’internet, toutes les jeunes femmes ont entendu parler du nobra. Elles ont le choix d’essayer. Par comparaison, on adhère, ou pas, c’est le choix de chacune. Je comprends que le soutien-gorge ait quelque chose de rĂ©confortant et qu’il protège des regards, mais dans la vie il faut faire ses propres choix.

Je remarque que le conformisme est très présent encore aujourd’hui, on se trouve des raisons pour ne pas faire les choses, en tous domaines. Les seins sont très révélateurs de notre société malade en fin de compte…
Pourtant il n’y a pas besoin d’autre chose que de volonté pour avancer. 💪

Et voilĂ  les porteuses de nĂ©nĂ©s, j’espère que cet article vous aura apportĂ© un Ă©lan de libertĂ© ainsi que l’envie de mettre en valeur votre divine poitrine 🙏

Love sur vous đź’‹

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