Mind Masters – La MĂ©ditation, partie 1 đŸ§˜â€â™€ïž

Coucou les sages, j’espĂšre que vous vous portez bien et que votre vibration est haute et solide ! #charabia

Cette semaine, j’ai dĂ©cidĂ© d’assumer mes propres connaissances, que j’ai acquises auprĂšs de moines au sein d’un ashram (un monastĂšre hindou) et je serai donc votre humble « spĂ©cialiste » du jour. SpĂ©cialiste entre guillemets, car mes connaissances sont bien maigres comparĂ©es Ă  l’infinitĂ© du savoir Ă  acquĂ©rir lorsque l’on Ă©tudie le « Soi » et sa nature.

Sans plus tarder, plongeons-nous donc dans le sujet, mais non sans dĂ©buter par une citation d’un des plus grands maĂźtres, mamen Swami Sivananda, rockstar du Yoga 🙏

« Sans l’aide de la mĂ©ditation, nul ne peut atteindre la Connaissance du « Soi ». Sans la mĂ©ditation, nul ne peut atteindre l’état divin. Sans la mĂ©ditation, nul ne peut se libĂ©rer des rouages de l’esprit et atteindre la libĂ©ration. La mĂ©ditation est l’unique chemin menant Ă  la libertĂ©. C’est une Ă©chelle mystĂ©rieuse, qui rejoint la Terre au Paradis, l’erreur Ă  la vĂ©ritĂ©, des tĂ©nĂšbres Ă  la lumiĂšre, de la douleur Ă  la fĂ©licitĂ©, de l’agitation Ă  la paix tranquille, de l’ignorance Ă  la connaissance, de la mortalitĂ© Ă  l’immortalitĂ© ».
Sri Swami Sivananda

Pourquoi la méditation est elle si bonne pour la santé ? Quelle effet a-t-elle sur mon corps à court terme et long terme ?

Aline :

Le but de la mĂ©ditation est la suppression des vagues mentales de l’esprit afin de gagner en clartĂ© et de se libĂ©rer de la souffrance, elle-mĂȘme gĂ©nĂ©rĂ©e par l’ignorance.

Nous allons voir en dĂ©tail ce que veut dire cette phrase, qui de premier abord peut sembler un peu intense, mais qui, je l’espĂšre, pourra Ă©veiller en vous une nouvelle comprĂ©hension de l’influence du mental et de l’égo sur votre vie.

DerriĂšre les formes toujours changeantes de notre mental et de notre intellect, existe le « Soi », qui est notre vraie nature, car elle est toujours ce qu’elle est, n’est affectĂ©e par rien, a toujours existĂ© et ne cessera jamais d’exister. Ce « Soi », c’est la conscience universelle prĂ©sente en chacun d’entre nous, mais dont nous n’avons que trop peu conscience, tant nous nous identifions Ă  tort Ă  notre corps et Ă  notre mental.

C’est un concept qu’il n’est pas facile de digĂ©rer. Nous passons notre vie dans l’ignorance, et par ignorance, je veux dire l’ignorance de notre vraie nature. Nous nous identifions constamment Ă  notre corps, notre nom, notre histoire, notre mental, nos Ă©motions, etc
 D’ailleurs, c’est pour cela que nous utilisons le mot « notre » ! Et nous avons Ă©galement une perception duale du monde qui nous entoure ainsi que de nous-mĂȘme. Dans le monde dual que l’on perçoit, il y a donc forcement un objet, et un sujet (l’observateur) afin de pouvoir observer cet objet. Vous me suivez ?

Donc, si l’on est capable d’observer un objet, cela veut dire que nous sommes le sujet (l’observateur), et que donc, nous ne pouvons pas ĂȘtre cet objet.

Si je suis consciente du clavier d’ordinateur sur lequel je suis en train d’écrire ces mots, cela veut bien dire que mon clavier est l’objet, et que je suis le sujet. Jusqu’ici, je n’ai pas eu Ă  me creuser la tĂȘte trop profondĂ©ment, cela coule de source, je sais que je ne suis pas un clavier d’ordinateur.

Mais je suis aussi consciente de mon corps, et je peux l’observer ! Je ne suis donc pas mon corps, mon corps est l’objet, et je suis le sujet.

Mais donc, si je ne suis pas mon corps, alors je suis ma tĂȘte pensante ! Mes idĂ©es, mes pensĂ©es, mes souvenirs, etc
 Sauf que, Ă  nouveau, je peux l’observer, ce qui en fait un objet et moi
 toujours un sujet ! Il en est de mĂȘme pour l’égo (ce Ă  quoi nous nous identifions Ă  tort), nos Ă©motions, nos rĂ©flexions sur « nous-mĂȘme »  Puisque nous sommes capables de l’observer, nous ne pouvons pas ĂȘtre cette chose !

Mais que sommes-nous donc ?? 🧐

Nous sommes la Conscience Universelle, ou ce qu’on appelle dans l’Hindouisme « Brahman », l’existence et la connaissance ultime, immuable, Ă©ternelle. Elle est prĂ©sente dans tout et Ă  l’origine de tout, et est notre vraie nature Ă  tous et Ă  toutes.

Le Yoga indique que la VĂ©ritĂ© (autrement dit, la connaissance de notre vraie nature) ne peut ĂȘtre expĂ©riencĂ©e qu’une fois que nous connaissons notre vraie nature, et pour cela, il faut ĂŽter les voiles du mental qui masquent cette vĂ©ritĂ©. Lorsque, grĂące Ă  la mĂ©ditation, nous transcendons les sens et que le mental et l’intellect cessent de fonctionner, alors nous pouvons expĂ©rience ce que nous sommes vraiment. En freinant et en calmant les oscillations du mental, la mĂ©ditation apporte la paix.

Sur le plan physique, la mĂ©ditation aide Ă  prolonger le processus de croissance naturel du corps et ses fonctions rĂ©paratrices, ainsi que retarder les effets du processus de dĂ©gĂ©nĂ©ration. Cela est du Ă  la capacitĂ© inhĂ©rente des cellules Ă  recevoir de l’information. Chacune de nos cellules sont gouvernĂ©es par notre subconscient ; et les cellules s’activent quand les pensĂ©es et les dĂ©sirs se propagent dans notre corps. Il a d’ailleurs Ă©tĂ© scientifiquement prouvĂ© que des pensĂ©es positives affectaient positivement nos cellules, et inversement. Et comme la mĂ©ditation apporte un Ă©tat prolongĂ© de ces pensĂ©es positives, nos cellules se rĂ©gĂ©nĂšrent et le processus de dĂ©clin ralentit. C’est Ă©galement l’un des meilleurs mĂ©dicaments (au sens noble du terme), quel que soit vos symptĂŽmes.

Comment pratiquer au mieux la méditation ? Comment apprendre à méditer seule ? Quelle est le meilleur positionnement pour méditer et le meilleur moment de la journée ?

  1. L’endroit

Il est prĂ©fĂ©rable de garder un espace rĂ©servĂ© Ă  la mĂ©ditation. Une piĂšce sĂ©parĂ©e dĂ©diĂ©e Ă  cette pratique est l’idĂ©al, mais comme nous ne vivons pas toutes dans un palace de 8 chambres, rĂ©server le coin d’une piĂšce Ă  cet effet fera l’affaire. Une fois cet emplacement dĂ©terminĂ©, il est important que vous y consacriez seulement votre pratique, et que vous pratiquiez toujours Ă  cet endroit. Cet endroit doit ĂȘtre tenu propre, et doit ĂȘtre sĂ©parĂ© de toutes vibrations et activitĂ©s distrayantes (une TV, un ordi, un tĂ©lĂ©phone, notre mec au tĂ©lĂ©phone..). De prĂ©fĂ©rence, asseyez-vous face au Nord ou Ă  l’Est afin de profiter un maximum de vibrations magnĂ©tiques favorables. Faites en sorte que cet espace soit agrĂ©able, simple, et confortable, afin d’aider Ă  la mise en place d’un espace sacrĂ© qui vous est dĂ©diĂ© (aka, enfin la paix!)

  1. Le moment

Il est crucial de pratiquer avec rĂ©gularitĂ©, toujours Ă  la mĂȘme heure et au mĂȘme endroit. La rĂ©gularitĂ© conditionne le mental Ă  freiner ses activitĂ©s dans un dĂ©lai minimal. Les meilleurs moments pour mĂ©diter sont Ă  l’aube et au crĂ©puscule, mais les yogis recommandent une plage horaire en particulier, entre 4 et 6 heures du matin, car Ă  ce moment-lĂ , notre mental repose encore dans la quiĂ©tude du sommeil et n’a pas encore Ă©tĂ© affectĂ© par les activitĂ©s de la journĂ©e. À vos rĂ©veils toutes, donc ! ⏰

3. L’habitude

Comme expliquĂ© plus tĂŽt, la rĂ©gularitĂ© de la pratique est trĂšs importante, car elle est cruciale pour que le subconscient prenne l’habitude de se poser et d’ĂȘtre prĂȘt pour la pratique de la mĂ©ditation. Commencez avec 10 Ă  15 minutes de mĂ©ditation tous les jours, et augmentez progressivement votre pratique pour arriver jusqu’à 30 minutes, voire une heure de pratique quotidienne (peut-ĂȘtre atteinte de maniĂšre rĂ©aliste en y consacrant 30 minutes de temps le matin et le soir).

4. La position

Asseyez-vous dans une position confortable, la colonne vertĂ©brale et le cou bien droits mais pas tendus. Le courant psychique doit pouvoir voyager de la base de la colonne vertĂ©brale jusqu’en haut du crĂąne, ce qui aide Ă  poser le mental et Ă  favoriser la concentration. Pratiquer des asanas rĂ©guliĂšrement (les postures, ou ce Ă  quoi on limite Ă  tort le terme « yoga ») vous permettra de trouver plus de confort dans cette posture assise. đŸ§˜â€â™€ïž

5. La respiration

Essayez de relaxer votre respiration et de la rendre rythmique. Commencez par prendre quelques respirations profondes depuis votre abdomen, cela apportera de l’oxygùne au cerveau et le rendra alerte. Ensuite, ralentissez et calmez la respiration, jusqu’à ce qu’elle en devienne presque imperceptible. 😗

6. Le mental (notre super copaing)

Avant de commencer, demandez Ă  votre mental de se taire pour une pĂ©riode de temps spĂ©cifique, cela servira Ă  faire un compromis et de faire ami-ami avec lui. Oubliez passĂ©, prĂ©sent, et futur. Votre succĂšs sera mesurĂ© selon votre discipline et votre dĂ©sir sincĂšre de progresser ! La mĂ©ditation nous permet de contempler les choses telles qu’elles sont. DĂ©butez donc toute sĂ©ance en affirmant votre volontĂ© de faire face Ă  la rĂ©alitĂ© sans vouloir vous en Ă©chapper via votre imagination. Soyez patientes, et pendant une certaine pĂ©riode, n’ayez que votre bien-ĂȘtre en tĂȘte, et dĂ©tachez gentiment votre esprit de toute tendance mentale destructrice. Pour pouvoir vous protĂ©ger de la souffrance, distancez-vous de vos espoirs et de vos peurs, contemplez les avec dĂ©tachement, comme si ces phĂ©nomĂšnes ne vous appartenaient pas (spoiler alert : ils ne nous appartiennent effectivement pas). ✌

7. Choisir un point de concentration

DĂ©terminez un point de concentration oĂč reposer votre mental, car nous passons tellement de temps Ă  rĂȘvasser et Ă  laisser notre esprit sauter dans toutes les directions, qu’il a besoin d’un point d’ancrage afin de ne pas se disperser.

Pour les personnes plutĂŽt intellectuelles, le meilleur point de concentration est le chakra Ajna, aussi appelĂ© « 3e oeil », se situant entre les deux sourcils. (Vous devez juste y dĂ©poser votre mental. DĂ©tendez tous les muscles de votre visage et vĂ©rifiez que vous n’ĂȘtes pas en train de loucher les yeux fermĂ©s !)

Pour les personnes plutĂŽt Ă©motives de nature, votre attention devrait reposer au coeur du plexus solaire.

Une fois ce point de focalisation dĂ©terminĂ©, n’en changez plus jamais ! Et si vous n’ĂȘtes pas sĂ»res de votre nature ou du point de concentration que vous devriez utiliser, allez-y Ă  l’intuition et faites ce qui vous semble le plus naturel.

8. Choisir un objet de concentration

Eh, mais on n’avait pas dĂ©jĂ  dĂ©terminĂ© un point de concentration ? Si, mais une fois ton attention posĂ©e Ă  un endroit, tu peux commencer ce qu’on appelle des rĂ©pĂ©titions.

GĂ©nĂ©ralement, il s’agit d’un mantra que l’on se rĂ©pĂšte en boucle (pour la plupart des gens, aucun mantra ne leur a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© par un guru, il faut donc utiliser le mantra universel « Om »). Il faut toujours utiliser le mĂȘme mantra une fois qu’il a Ă©tĂ© choisi ; le mental le reconnait et se concentrera plus facilement puisqu’il s’agit toujours du mĂȘme son et du mĂȘme rythme Ă  rĂ©pĂ©tition. AprĂšs quelques temps, la respiration, le point de concentration et le mantra deviennent Un.

9. Donner de l’espace au mental

En dĂ©but de pratique, autorisez votre mental Ă  se promener un peu afin de l’apprivoiser. Car si l’égo se sent menacĂ©, il fera en sorte de faire capoter tous vos efforts Ă  travers le mental ! Votre mental ira un peu dans tous les sens au dĂ©but, puis se calmera et se focalisera au fur et Ă  mesure.

10. Dissociez-vous de votre mental !

Observez votre mental de maniÚre objective, comme si vous étiez en train de regarder un film, dans un esprit de non-participation. « Je ne suis pas mes pensées, je suis juste leur observateur ». Votre esprit se calmera petit à petit.

11. La pensée pure

Une concentration soutenue mĂšne Ă  la mĂ©ditation, qui peut ĂȘtre dĂ©finie comme un flow solide ininterrompu d’énergie. La rĂ©pĂ©tition (de la pratique, du mantra, de la respiration
) vous mĂšnera Ă  des pensĂ©es pures, sans qu’il n’y ait de conscience ni de recherche de signification de ces pensĂ©es. 💎

12. Samadhi

Avec la pratique, la notion de dualitĂ© disparait et on atteint le niveau de super-conscience, appelĂ© Samadhi. Ne soyez pas impatientes, car atteindre ce niveau requiert beaucoup de temps et de pratique, ainsi qu’un mode de vie pur. En Samadhi, l’on flotte dans un Ă©tat de fĂ©licitĂ© au sein duquel le savant, l’acte de savoir et la connaissance ne font qu’un. C’est l’état de mĂ©ditation que l’on attribue aux mystiques de toutes professions et fois.

Comment se laisser complĂštement aller et stopper notre cerveau de penser ?

Il n’est pas possible d’arrĂȘter notre cerveau de penser (sauf si on a atteint l’état de Samadhi, mais on n’y est pas encore), mais il est possible d’attĂ©nuer les vagues mentales qu’il fait dĂ©ferler.

En pratiquant la concentration, nul n’est 100% libre de pensĂ©es ! Mais la pratique consiste Ă  choisir un point de focalisation, et Ă  s’y tenir.

Lorsqu’une pensĂ©e traverse notre esprit, la premiĂšre Ă©tape est d’en prendre conscience activement. Combien de fois ne partons-nous pas dans notre imagination et nous rendons compte, des minutes plus tard, que nous avions complĂštement perdu le fil sans mĂȘme nous en rendre compte ?

Lorsqu’une pensĂ©e surgit, il est important d’en prendre connaissance de maniĂšre dĂ©tachĂ©e, comme s’il s’agissait d’un nuage qui passait dans le ciel. Les pensĂ©es sont impermanentes, toujours changeantes, tout comme le ciel au dessus de nous.

Un autre exemple que j’aime bien utiliser, c’est celui de l’écran de cinĂ©ma. Votre conscience universelle, autrement dit votre nature profonde, ne peut ĂȘtre affectĂ©e par rien, et par rien, je veux dire
 rien. Imaginez-vous donc ĂȘtre un Ă©cran gĂ©ant de cinĂ©ma. Il y est projetĂ© de nombreuses scĂšnes de film, des batailles, des histoires d’amour, des incendies, des sĂ©parations dĂ©chirantes, mais l’écran n’en est nullement affectĂ©. Il s’agit juste d’un support pour permettre l’expression de toutes ces scĂšnes, mais sa nature est immuable, c’est un Ă©cran blanc.

Une fois que vous aurez reconnu qu’une pensĂ©e soit apparue, faites l’effort conscient de ramener votre concentration sur votre point de focalisation. Au dĂ©but de votre pratique, il se peut que vous ayez Ă  ramener votre concentration toutes les 30 secondes, certainement mĂȘme plus souvent que ça ! Mais lĂ  est la beautĂ© de la pratique ; au fur et Ă  mesure que vous progresserez, au plus vite votre mental arrivera Ă  se re-focaliser et pendant une pĂ©riode de temps de plus en plus longue.. avant d’ĂȘtre interrompu Ă  nouveau ! 😉

Quels effets ressent-on lorsque nous sommes pleinement en méditation, quittons-nous notre corps ?

Il faut comprendre que toutes nos expĂ©riences ordinaires sont limitĂ©es par le temps, l’espace et la causalitĂ©. Notre perception et notre comprĂ©hension ne transcendent pas ces limites (limites elles-mĂȘmes crĂ©Ă©es par notre mental). Notre expĂ©rience est limitĂ©e par la prise en compte d’un certain passĂ©, prĂ©sent et futur, et ne peut donc pas ĂȘtre transcendantale, puisque l’expĂ©rience de la mĂ©ditation transcende ces aspects de temps et d’espace.

En gros, tant que tu ne l’as pas vĂ©cu, ton esprit ne pourra pas concevoir une telle expĂ©rience. De plus, personne ne peut t’apprendre ce qu’est la mĂ©ditation, tout comme personne ne peut t’apprendre Ă  dormir. Cette capacitĂ© rĂ©side en chacun d’entre nous, mais il s’agit d’un travail personnel afin la dĂ©velopper.

Le rĂ©el Ă©tat mĂ©ditatif ne peut ĂȘtre dĂ©crit, tout comme il est impossible de dĂ©crire des couleurs Ă  une personne aveugle.

Beaucoup a Ă©tĂ© dit Ă  propos de la mĂ©ditation, et pourtant il faut des annĂ©es de pratique rĂ©guliĂšre avant d’en comprendre sa nature. La mĂ©ditation ne peut pas ĂȘtre enseignĂ©e, tout comme le sommeil ne peut l’ĂȘtre. Afin d’atteindre le sommeil, il nous faut rĂ©unir les conditions nĂ©cessaires ; un endroit calme et serein, un bon lit, de l’obscuritĂ©, etc
 ensuite il faut trouver la bonne posture, et appliquer les techniques adaptĂ©es pour calmer notre mental et que le sommeil vienne de lui-mĂȘme. Lorsque nous dormons, nous ne nous en rendons pas compte. Si nous nous rendons compte que nous sommes en train de dormir, alors nous cessons automatiquement de dormir.

Il est est de mĂȘme pour la mĂ©ditation. Nous devons nous mettre en condition pour que la mĂ©ditation nous arrive, comme adopter un style de vie pur, pratiquer quotidiennement et dans les bonnes conditions, et lorsque la mĂ©ditation nous parviendra, nous ne nous en rendrons mĂȘme pas compte.

La méditation et la pleine conscience, quelle est la différence ?

La mĂ©ditation est la pratique traditionnelle venue d’Orient, tandis que la pleine conscience est une mĂ©thode dĂ©veloppĂ©e Ă  partir de la mĂ©ditation, mais qui n’en a pas gardĂ© ses aspects spirituels ou religieux.

La pleine conscience (qui provient de l’anglais « mindfulness ») et qui aurait Ă©tĂ© plus justement traduite par « pleine prĂ©sence », est la pratique de concentration et de prĂ©sence.

La mĂ©ditation fait partie d’un systĂšme philosophique et religieux extrĂȘmement vaste, dont la pleine conscience fait partie, mais ce n’est qu’une Ă©tape du procĂ©dĂ© spirituel.

As-tu des exemples de mini méditation à faire au boulot quand on en ressent le besoin (stress, calme, etc) ?

Le mieux est d’essayer de trouver un endroit propice au calme (il m’est arrivĂ©e d’aller me poser dans les toilettes, pour peu que celles-ci soient propres et inodorantes), et de quitter la situation qui nous stresse, mĂȘme pendant un court moment. Si notre maison est en feu, notre premiĂšre rĂ©action devrait ĂȘtre celle d’en sortir, car lĂ  est l’urgence pour se tenir en sĂ©curitĂ© !

Une fois Ă  l’abri, trouvez une position confortable et focalisez-vous sur votre respiration. Si elle est rapide et/ou saccadĂ©e, faites en sorte de respirer plus lentement et plus profondĂ©ment. GĂ©nĂ©ralement, et en particulier en situation de stress, nous avons tendance Ă  respirer depuis la poitrine, ce qui nous empĂȘche de respirer Ă  la pleine capacitĂ© de nos poumons, et donc nous procurer encore plus d’anxiĂ©tĂ©, car les respirations sont superficielles, donc plus courtes, et au plus vite on respire, au plus vite bat notre coeur !

Fermez les yeux si possible. Posez vos mains sur votre ventre si cela vous aide, et sentez votre abdomen se soulever Ă  l’inspiration, et redescendre Ă  l’expiration. Le but ici n’est pas de rentrer en mĂ©ditation, mais bien de calmer les vagues mentales de l’esprit grĂące au contrĂŽle de sa respiration. Plus vite on respire, plus vite on pense ! Il est donc essentiel de calmer et d’approfondir sa respiration pour dĂ©-stresser.

Quelles plateformes peuvent me proposer les meilleures séances de méditation ?

Il est parfois plus rĂ©confortant, lorsque l’on dĂ©bute une pratique de mĂ©ditation, de commencer par des mĂ©ditations guidĂ©es. C’est une pratique non traditionnelle, mais qui peut aider Ă  approcher la mĂ©ditation sans peur, et avec une sorte de guide extĂ©rieur. J’ai personnellement utilisĂ© quelques fois les mĂ©ditations de l’application Calm, que j’ai beaucoup apprĂ©ciĂ©es et qui sont bien pensĂ©es pour les dĂ©butants.

Et voilĂ  les filles, c’est tout pour aujourd’hui, j’espĂšre que cela vous a plu et que ces informations vous donneront envie de plonger dans les eaux infinies de la conquĂȘte du « Soi », car c’est in fine le but de la vie !

Om Shanti, et Ă  la semaine prochaine pour plus de rĂ©ponses sur les grandes questions de la vie 🕉

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